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Fusiliers Grenadiers
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Fusiliers GrenadiersMémorial du régiment des Fusiliers Grenadiers

Les Fusiliers Grenadiers de la Garde. History.

Mémorial du régiment des Fusiliers Grenadiers p.2



Septembre 1806 - composition de l’infanterie de la Garde Impériale :
Corps des grenadiers
1er régiment de grenadiers à pied
2é régiment de grenadiers à pied
Bataillon des vélites

Corps des chasseurs
1er régiment de chasseurs à pied
2é régiment de chasseurs à pied
Compagnie des vétérans
Bataillon des marins
Les Fusiliers Grenadiers de la Garde

13 septembre 1806 Saint Cloud (France) – Napoléon au général Lacuée : « Je vous envoie un projet de décret pour la formation d’un régiment de fusiliers de la garde . Il est impossible d’avoir des vélites suffisamment, et cela me coûte trop cher . Formez le tableau des masses de manière que ce régiment ne coûte pas plus que ceux de la ligne, a l’exception des officiers et sous officiers qui seront traités comme ceux de ma garde . Je n’exclus pas cependant quelque améliorations pour les soldats, parce qu’il faut qu’ils soient mieux tenus et un peu plus à leur aise que les soldats de la ligne . Mettez dans une colonne séparée ce que ce régiment me écouterait en le traitant comme un régiment de ligne, et dans une autre colonne ce que vous pensez qu’il faille lui accorder de plus .
Napoléon »

19 septembre 1806 Selon ses vœux, l’Empereur tient à transmettre la mentalité particulière de la Garde au nouveau régiment de fusiliers, il va donc profiter de la réorganisation générale . Il remanie son projet de doublement des effectifs des vélites qui est en cours :

Décret créant un régiment de Vélites de la garde : (Jusqu’à présent, les vélites, crées le 19 décembre 1803, sont des bataillons autonomes de chasseurs et grenadiers).

Ce nouveau régiment est à formé comme suit :
- 1er bataillon :1er bataillon de grenadiers vélites (4 compagnies)
- 2é bataillon :1er bataillon de chasseurs vélites (4 compagnies)

Les officiers du 2é bataillon de grenadiers vélites et 2é bataillon de chasseurs vélites sont versés au nouveau régiment de fusiliers de la garde. Sont aussi concernée les sous officiers et la troupe, mais dons des proportions non connues.

Fusiliers Grenadiers Octobre 1806 Paris (France) -Les schakos sont livrés avant même l’arrivée des conscrits : : le fut est renforcé par 2 chevrons de cuir noircis, un peu plus tard recouverts par un galon de fils blancs. La plaque est l’aigle couronné, de laiton. La cocarde est de cuir gaufré et peint, le cordon est natté de fils blancs. (voir aussi avril 1809 et « après 1812 »)

Décembre 1806 Les commandes sont passées chez les fournisseurs :
Prix des effets délivrée à un fusilier :
Uniforme :
Habit : 37,41 francs Veste : 8,77 francs Culotte : 12,46 francs Sarreau : 7,50 francs
Pantalon de toile : 5,50 francs Chemise : 6,25 francs
Coiffures :
Bonnet de police :6,49 francs Schako : 9 francs Cordon : 2 francs
Cocarde : 15 centimes Plaque de schako :1,70 francs
Equipement :
Col noir : 1,50 francs Guêtres noires : 7,72 francs Guêtres grises : 2,25 francs
Souliers : 5,25 francs Sac de peau : 8,50 francs
Armement :
Bretelle de fusil :1,10 francs Fourreau de baïonnette : fourni par l’état
Fusil : fourni par l’état Baïonnette : fourni par l’état Sabre : fourni par l’état
Tire balle : fourni par l’état Giberne : 4,50 francs Banderole : 4,50 francs
Plaque de giberne : 1,50 francs Baudrier : 4,50 francs
TOTAL : 139,95 francs
Fin 1807, un autre devis donne des prix identiques.

Un bon soldat à besoin d’autres choses dans son sac lorsqu’il est en campagne, quelques exemples :
-Deux paire de bas
-une fourchette et un bon couteau, une gamelle
-un gobelet, une gourde
-des chiffons de nettoyage et de protection de la batterie de son fusil, un outil de démontage
-une petite trousse à couture

D’autres effets sont collectifs au peloton, gérés par le caporal qui commande 10 hommes , comme une marmite et le nécessaire pour brosser et nettoyer les vêtements Un outillage de réparation des chaussures est certainement prévu au sein de chaque compagnie, mais aussi la pâte à blanchir les buffleterie, la cire à giberne etc..

Le sergent Bourgogne nous dit que la cantinière Marie répare et blanchi les uniformes, mais cela n’est sans doute pas gratuit. Il signale aussi un perruquier (en 1812), les anciens de la Garde ayant certainement conservé cet usage.

On ne trouve ni dans les devis passés, ni dans les imageries de l’époque de capote pour les fusiliers. La campagne de 1807 semble bien avoir été faite sans ces manteaux, du moins pour les conscrits, les anciens de la Garde devant en être fournis à leur arrivée. Les hommes dépourvus devaient donc sans doute avoir une couverture, peut être une pour deux ?

Le fusilier Michaux signale qu’il à enfin reçu sa capote dans une de ses lettres, mais… en février 1808.

Il leur manque aussi les pantalons de drap bleus, les guêtres blanches et les chapeaux bicornes seront ils aussi livrés à la même époque ? Nous connaissons la couleur des pantalons de toile en 1808, brune, mais pas ceux de 1807. Enfin, à cette époque, le couvre shako et le couvre giberne, de toile cirée, ne sont pas prévus dans la dotation réglementaire. Ces accessoires étant nécessaires en campagne, ils sont encore improvisés, même pour la garde, par les fusiliers les plus prévoyants.

Enfin, l’on remarquera que lors des grands déplacements, à pied ou plus rarement en voiture, le régiment fait des longues pauses après 10 à 15 jours de voyage. Les uniformes devaient être bien salis et l’aspect des soldats loin de l’imagerie d’Epinal.

Fusiliers Grenadiers 15 décembre 1806 Paris (France) -un nouveau décret transforme le tout nouveau régiment de fusiliers de la garde en deux régiments de fusiliers :
1er régiment (attaché au corps des chasseurs)
2é régiment (attaché au corps des grenadiers)
Le régiment de fusilier coûte, pour sa création, 762 770 francs.
« Les jeunes gens qui se présenteront pour entrer au corps pourront s’engager dans les 2 régiments de fusiliers, à condition d’être sains et robustes et de mesurer 1,733m. Ils ne paieront pas de pension et on leur donnera une affectation quand ils se présenteront au dépôt de la garde, à l’école militaire ».
Napoléon (à la campagne de Prusse)

Le 2é régiment passe sous tutelle des grenadiers, dont la caserne de dépôt est à Courbevoie, la compagnie de dépôt des fusiliers y aura en permanence 200 hommes, dont un capitaine officier payeur . Dés le début, les hommes sont appelés fusiliers grenadiers de façon non officielle. Les 2 régiment seront souvent en campagne ensemble, et on les appellent alors brigade de fusiliers.

23 décembre 1806 Courbevoie (France) -Dépôt du corps des grenadiers de la Garde.– Première trace trouvée d’un soldat arrivé au régiment . Jean Baptiste Rincent, 20 ans, se présente au dépôt. Le registre du régiment n’est ouvert que le 13 janvier 1807, et les fusiliers ne s’y inscrivent pas dans leur ordre d’arrivée, aussi Rincent ne sera pas le n°1 !

Le casernement du corps des grenadiers de la Garde :
Paris :
- Le Quay d’Orsay : bataillon de service, jusqu’en 1811
- Ecole militaire : détachement de grenadiers,( avec le bataillon de marins et les chasseurs à cheval)
Autres :
- Versailles : 3é régiment de grenadiers (hollandais, 1811), compagnie de vétérans, le régiment de Flanqueurs (1813).
- Courbevoie : dépôt principal
Source « Dictionnaire Napoléon » Jean Tulard

Fusiliers Grenadiers 1er janvier 1807 Courbevoie (France) -Dépôt du corps des grenadiers de la Garde.
Nomination du 1er commandant du Régiment de fusiliers grenadiers :

Un officier ambitieux, Jean Parfait FRIEDERICHS (né Friedericks)
C’est un major jeune et expérimenté, qui vient des Vélites de la Garde. Selon le général Marbot, c’est le plus bel homme de l’armée Etre soldat est sa vie, il ne connaît que cela, dans toute son inflexibilité, type même du militaire que l’on retrouve à toutes les époques dans les armes d’élites. . Véritable père du régiment des fusiliers « des grenadiers », il le forme à son image, droit. Seul défaut, il ne ménage pas ses grognards dans les batailles, et les pertes seront importantes sous son commandement. Il payera d’ailleurs cette fougue de sa vie, alors qu’il était devenu un brillant et remarqué général

Le major Friederichs est encore à la campagne de Prusse, il arrivera à Courbevoie aux environs du 15 mars.

Né le 11 juin 1773 à Montmartre (Seine) de Jacob Joseph Friedericks et Françoise Deschamps
Soldat au régiment de Monsieur en 1789
Capitaine en 1792, lieutenant colonel en 1793
Démissionne de l’armée en 1796
Reprend du service dans l’armée en 1799 (en tant que capitaine ?)
Armée du Rhin, puis armée de Batavie, blessé le 18 décembre 1800
Chevalier de la légion d’honneur le 14 juin 1804
Chef de bataillon aux grenadiers de la Garde en août 1805
Major le 1er mai 1806, au régiment des vélites de la garde
Colonel Major le 1er janvier 1807, au régiment des fusiliers grenadiers, à l’âge de 34 ans.
Baron d’Empire le 2 février 1809, colonel le 1er juin 1809, au régiment des fusiliers grenadiers
Commandeur de la légion d’honneur le 5 juin 1809
Quitte le régiment des fusiliers grenadiers le 2 juillet 1809
Général de brigade le 2 juillet 1809, a 36 ans, dans la division Legrand
1812 Prend le commandement de la 2éme brigade (85é de ligne, 4 039 h.), 4é div. (1er corps, du maréchal Marmont)
Général de division le 23 septembre 1812, à Moscou
Campagne de 1813 commande la 22é div. (6é corps, Marmont)
Blessé le 18 octobre 1813 à Möckern, pendant la bataille de Leipzig (Prusse)
Meurt après l’amputation de sa cuisse gauche 20 octobre 1813, âgé de 40 ans.
Sources utilisées pour la biographie de chaque commandants du régiment :
« le dictionnaire Napoléon » de Jean Tulard »
« Dictionnaire historique et critique… » Dr Robinet, Librairie historique, (sans date)


13 janvier 1807 Courbevoie (France) -Dépôt du corps des grenadiers de la Garde.
Ouverture du registre matricule du régiment, ou chaque fusilier est inscrit.
Les premiers conscrits des fusiliers sont déjà arrivés au régiment , et sont certainement impressionnés par les sous-officiers et caporaux , qui viennent des seconds bataillons de grenadiers et chasseurs vélites.

-Les conscrits viennent, partie dans les compagnies de réserve des départements, partie sur le contingent que chaque département doit fournir en vertu du décret du 3 août 1806. Mais un tri est effectué en quelques jours, et tous ne sont pas retenus (voir 13 avril 1809). Le contingent est fourni par 104 départements de l’Empire. Le chiffre le plus élevé est celui de la Seine, qui fournit 35 hommes, les moins élevés sont l’Ardèche, la Lozère, l’Ariège et la Dordogne, qui n’en fournissent chacun que 4. La Dyle, le Pô et l’Escaut en fournissent chacun 16. Le Mont Tonnerre 12, la Sesia 8, etc…

-Jusqu’au 4 août 1811 on peut se porter volontaire aux fusiliers, pour peu que mesure au moins 1m73cm et que l’on sache lire et écrire, et encore, des exceptions sont faites . On trouve ainsi beaucoup de fils d’artisans, de commerçants, de la petite bourgeoisie provinciale. En plaçant son enfant dans la Garde, on lui évite les affres de l’infanterie de Ligne, et on espère surtout une rapide ascension sociale. Après les guerres de 1806, on rêve à une paix prochaine et d’avoir un fils officier.

Les terribles coûts humains de la Russie et de Leipzig vont remettre en question ces ambitions. Ainsi le père du fusilier Michaud, riche commerçant, voit son fils mourir en Russie, et paiera une petite fortune un remplaçant pour éviter à son deuxième garçon un départ peut être irrémédiable.

Copie de la 1ére page du registre matricule du régiment :



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