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Наполеоновские войска В 1812 году на территории Курляндии
Война 1812 года в Латвии
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LES FUSILIERS DE IA GARDE IMPERIALE. MOYENNE GARDE
Autre représentation due
à l'imagier Weiland.
Ce fusilier-chasseur porte
l'uniforme de 1809,
avec le schako des origines
à cocarde latérale et
dépourvu de jugulaires,
qu'il perdra quelques mois
plus tard. Les épaulettes sont
celles en usage entre 1809
et 1811 ou 1812. L'artiste a
représenté les caractères les
plus frappants en laissant de
côté certains détails. Notons
cependant qu'il attribue un
liseré rouge aux revers de
l'habit, disposition reprise
sur d'autres images,
ce qui pourrait accréditer
son existence malgré
son illogisme.
(Archives et bibliothèque
Raoul ct Jean Brunon)
Les sous-officiers
Tous issus de la Vieille Garde, les sous-officiers des
deux régiments portent les uniformes de celle-ci, mais
avec des schakos au lieu des oursons. Pour le 1er régi-
ment, les retroussis de l'habit sont ornés de grenades;
épaulettes rouges, parements à pattes blanches, schako
galonné d'or, plumet rouge, cordon rouge mêlé d'or, dra-
gonne rouge et or.
Pour le 2e régiment, retroussis d'habit
ornés de grenades et de cors, épaulettes et dragonne mêlées
de rouge, de vert et d'or, schako galonné d'or, plumet
vert et rouge en haut, cordon rouge, vert et or. Quant à
l'équipement et l'armement, il est vraisemblable qu'ils
disposaient de ceux de leur troupe.
Tous les galons de
grade sont en or liseré de rouge, sauf les chevrons d'ancien-
neté et les galons de schako. Les boutons sont dorés ain-
si que les plaques à l'aigle.
Fusilier-grenadier de
la Garde.
Attribué à l'artiste
Kolbe, ce personnage, issu
d'un recueil riche de 98
planches finement gouachées
dont cette image n'esl qu'un
pâle fac-similé, nous restitue
la tenue en usage vers 1X07.
Les pattes d'épaules sont
encore en drap et les revers
et collet sont liserés.
L'auteur fait néanmoins
quelques erreurs comme
les revers en pointe vers
le bas qui n'appartiennent
qu'aux chasseurs, le fusil
de Vieille Garde. Quant aux
pattes de parement rouges,
elles devraient être blanches
et sans liseré.
(Fac-similé du recueil original
disparu, collection particulière)
Les officiers
Ceux-ci portent aussi l'uniforme de la Vieille Garde
avec leurs distinctions respectives de grenadiers ou de
chasseurs, sauf le bonnet d'ours. Les épaulettes d'or du
grade comportent la grenade brodée ou la grenade ornée
du cor de chasse.
Le hausse-col doré est orné de l'aigle
d'argent llanqué de chêne et de laurier. La plaque du cein-
turon est pour tous à l'aigle et dorée. Sabre d'officier de
la Garde avec oreillon extérieur supportant le profil de
l'Empereur.
Bottes à retroussis. Schako garni en or et dis-
tingué en haut par un galon de velours noir brodé d'étoiles
ou d'ovales ondées pour les grenadiers. Pour les chas-
seurs, une course de lauriers entre deux bords dentelés
d'or. Les bourdalous sont en velours bordés de baguettes
d'or et la visière cerclée ou non de métal doré. Les jugu-
laires à écailles, métalliques ou brodées d'or, s'articulent
sur des rosaces à tête de lion ou empreintes du cor.
Ce remarquable dessin
à lu plume, original et daté
du 20 septembre 1812, a été
croqué sur le vif par l'artiste
Albrecht Adam (1786-1862)
et représente un fusilier de
la Garde devant Moscou.
S'il n'est pas très
démonstratif pour la tenue
uniforme, il exprime,
contrairement aux images
précédentes, la réalité du
quotidien dans la Grande
Année : en faction sous
les rigueurs du climat,
cet homme s'est couvert
de la meilleure façon avec
la capote bien boutonnée,
un châle autour de la tête et
le pantalon enfilé par dessus
la culotte.
Voyez cependant
l'étui à plumet sanglé sur le
havresac et que ce soldat
sortira à la prochaine revue.
Lu 1822, Adam publia
le « Voyage pittoresque et
militaire de Willenberg en
Prusse jusqu'à Moscou »
accompagné de lithographies
réalisées d'après ses croquis
originaux exécutés seize ans
plus tôt. Ces derniers ont
récemment été retrouvés par
Alain Pigeard qui les a porté
à notre connaissance.
Qu'il en soit remercié.
(Staatliche Graphische
Sammlung, Munich)
Marchés et devis
Voici quelques rares marchés ou devis significatifs de
l'habillement des fusiliers de la Garde :
|
DEVIS ESTIMATIF DES FOURNITURES
DE PREMIÈRE MISE, 15 OCTOBRE 1808 |
FOURNITURES FAITES |
Cette belle coiffure
est celle d'un officier
des fusiliers-chasseurs
caractérisée, notamment,
par les rosaces empreintes
du cor de chasse, par la
broderie cernant la calotte
du schako qui figure une
course de lauriers flanquée
de dentelures et par le grand
plumet de coq vert propre
aux chasseurs. Toutes les
broderies, malgré leur
aspect, sont en or, y-compris
les jugulaires, fantaisie
que pouvait s'autoriser
un officier de la Garde.
Autre fantaisie, ce plumet
sans sa tête rouge
traditionnelle.
(Collections du Musée
de l'Armée de l'Empéri,
Salon-de-Provence)
Shako de fusilier-grenadier
de la Garde Impériale. Il s'agit
là du premier modèle livré
en octobre 1806. Le fût est
renforcé par deux chevrons
de cuir noirci, bientôt
recouverts par un galon de fils
blancs. Jugulaires en écaille
de laiton, aigle couronnée
de laiton, cocarde de cuir
gaufré et peint, cordon natté
de fils blancs.
En avril 1809,
les fusiliers-grenadiers
reçoivent un nouveau modèle
sans chevrons de cuir, ce qui
n'empêche nullement le conseil
d'administration du corps de
conserver les chevrons de fil
blancs (aurores pour
nos vélites de Turin).
Détail de la visière du shako.
L'aigle est décidemment
partout dans la Garde
Impériale : le fabricant de
ce shako pousse le snobisme
jusqu'à en gaufrer une sur
la visière de cuir noirci !
(Col/et'rions du musée du l'Empèri,
Salon-dé-Provence, photos
de Raoul Hriinon)
Fusilier-grenadier
en grande tenue, 1809-1813,
gravure de Martinet.
Le célèbre marchand
d'estampes de la rue du C'oq
représente ici un simple soldat
avec son immense pliimel
écarlate. Gardons-nous
cependant de prendre pour
argent comptant le passepoil
blanc de son collet, la tournante
blanche de ses épaulettes,
ou les trois boutons de laiton
cousus sous son revers
gauche... Toutes ces petites
erreurs mises à part,
il s'agit de l'uniforme
qui a servi de base à celui
des vélites de Turin.
(Collections du musée de l'Empéii,
Salon-de-Provence.
photo de Raoul Bmnon)
Capitaine adjudant-major Jacques Malassagne
du 4e tirailleurs de la Garde à la revue du 10 août 1813. Ce jour là,
la fête de l'Empereur est célébrée avec cinq jours d'avance, car l'on
craint une reprise imminente des hostilités en Saxe.
Notre ami a revêtu
sa grande tenue à cheval. Contrairement à la troupe, les officiers
supérieurs ont conservé l'uniforme à revers blancs des fusiliers
grenadiers. Le plateau de son large ceinturon de buffle piqué porte
une grenade d'argent et son sabre est un modèle d'officier de cavalerie
légère... ce qui est proprement impensable si l'on se réfère
à l'ordonnance.
Ainsi que le veut la tradition, l'épaulette du grade
est portée à droite, marquant ainsi sa fonction. Etant monté, il a troqué
ses bottes à revers fauves contre un modèle à Pécuyère de cuir noirci
et ciré. Comme nous pouvons le voir sur notre planche schématique,
les officiers des vélites de Turin ont exactement le même uniforme.
(Collections du musée de l'Empéri, Salon-de-Provence, photo de Raoul Britnon)
Aigle de shako des officiers
de l'infanterie de la Jeune
et de la Moyenne (larde.
Gardien du foudre de
Jupiter, symbole des légions
romaines puis de l'Empire
d'Occident, l'aigle est
l'image héraldique de
la puissance et du courage...
Il n'est donc guère étonnant
que Napoléon l'adopte
comme emblème en juillet
1804.
Magnifiquement
stylisée, comme ici, ou d'un
modèle plus simple, réalisée
en laiton fondu ou estampé,
doré ou brut, elle orne tous
les shakos des officiers et
soldais de l'infanterie de
la Moyenne et de la Jeune
(iarde Impériale jusqu'à
la lin de l'Epopée.»
comme un animal lidèle
jusqu'à la mort.
( Collections du musée de
l'Empéri, Salom-de-Provence,
photo de Raoul Brunon)
Kpaulette et contrc-épaulette
de chef de bataillon
des grenadiers à pied
de la (iarde Impériale.
KiHièrement brodé de (ils
d'or sur un drap écarlate,
le corps est rehaussé de
paillettes et de canetilles
où se détache la classique
grenade enflammée.
Fixées sous la tournante
de l'épaulette, deux rangées
de franges en torsades
dorées indiquent le grade
d'un officier supérieur.
Jean-Uaptiste Cicéron,
chef de bataillon des vélites
de Turin, ancien officier
des grenadiers à pied
de la « Vieille » portait
certainement les mêmes.
( Colleclions tin musée de
l'Empéri, Salon-de-Provence,
photo de Raoul Hniiion)
Shako d'un officier
subalterne appartenant
à un régiment de « Moyenne
Garde » ou de « Jeune
Garde », 1810-1813. C'est
le modèle commun à tous
les officiers des régiments
de fusiliers, tirailleurs
et flanqneura-grenadiers,
A partir du grade de chef
d'escadron, les étoiles sont
entourées d'une torsade.
Magnifiquement conservée,
cette coiffure termine
harmonieusement la
silhouette virile de l'officier
de la plus grande épopée
de notre histoire.
Le ruban
de velours noir étoile d'or,
l'immense plumet écarlate
qui jaillit d'une grenade
enflammée de paillettes,
l'Aigle couronnée de laiton
dorée qui semble défendre
la cocarde tricolore dont
le blanc est tissé d'argent,
la rosace des jugulaires
avec son lion rugissant,
tous ces détails symbolisent
la richesse d'une Garde
Impériale qui semble
invincible... et pourtant !
Les shakos des officiers du
bataillon de vélitcs de Turin
sont semblables à ce modèle.
(Collections du musée de
l'Empéri, Salon-de-Provence,
photo de Raoul Brunon)